L’ éco-citoyenneté: Nos droits et nos devoirs(partie 1)

L’ éco-citoyenneté consiste en une prise de conscience et en un engagement des citoyens quant au rôle qu’ils doivent jouer dans la gestion durable des ressources naturelles et dans l’amélioration de leur cadre de vie. Cela devrait se traduire au plan individuel et collectif par l’exercice des droits et l’observation des devoirs en matière de préservation de l’environnement à travers la prise de conscience, la responsabilité individuelle ou collective, le développement des capacités.

Dans une société ouverte comme celle de la Côte d’Ivoire, il a la possibilité d’agir sur la décision publique par l’intermédiaire de représentants, bien que le processus soit considérablement compliqué voire flou par la quantité d’acteurs impliqués dans un secteur comme celui du développement durable.Il a des devoirs envers la planète dans laquelle il vit, et l’environnement dans lequel il évolue. Ces devoirs sont indispensables, car ils sont le garant du maintien des ressources vitales de la Terre.

I. QUELLES SONT LES DEVOIRS D’UN ÉCO-CITOYEN ?

Selon la constitution ivoirienne du 08 novembre 2016 en son article 40 qui stipule en alinéa 1 : La protection de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour la communauté et pour chaque personne physique ou morale. Donc si le droit à un environnement sain constitue un droit humain fondamental, sa jouissance effective dépend, en fait du comportement des individus vis-à-vis de l’environnement.

Les principes de l’ éco-citoyenneté

1.1. La prise de conscience

Elle peut être spontanée, fortuite ou suscitée par l’information, l’éducation et la communication relatives à l’environnement.

En effet, l’éducation relative à l’environnement vise à façonner des citoyens bien informés en matière d’environnement. Des individus bien informés pour être en mesure de connaître et de prendre soin de leur environnement comme il le faut, avec ou sans l’aide de quelqu’un d’autre.

1.2. La responsabilisation

L’ éco-citoyenneté appelle à la responsabilité de l’individu vis-à-vis de son environnement. Cette responsabilité concerne d’une part, la relation avec autrui et d’autre part, la relation avec les générations futures et enfin la relation avec la nature au sens large du terme.

1.3. La Responsabilité individuelle

Le principe de responsabilité engage les personnes et les collectivités quant à l’impact de leur comportement sur l’environnement. En effet, dans l’ éco-citoyenneté, l’appel à la responsabilité des individus est la priorité. Cette responsabilisation requiert pour l’individu, la nécessité de reconnaître la portée écologique de tous les actes et gestes quotidiens qu’il pose, de chercher à limiter leurs effets nuisibles sur l’environnement et d’entreprendre des actions de sauvegarde et de restauration.
La responsabilisation induit un engagement des citoyens quant au rôle qu’ils doivent jouer dans la gestion durable des ressources naturelles et dans l’amélioration de leur cadre de vie.

1.4. La Responsabilité collective

Le développement et la protection de l’environnement exigent un partage des responsabilités, à la fois équitable et bien définies, au vu de l’impact environnemental des différentes activités et de l’utilisation des ressources naturelles.

En effet, les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et paysages, les espèces animales et végétales, la diversité et les équilibres biologiques font partie du patrimoine commun de la nation ; leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état et leur gestion sont d’intérêt général et concourent à l’objectif de développement durable. Un devoir comme un droit concerne tout le monde, pas uniquement les enfants en âge de scolarisation, mais également tous ceux qui sont dans la vie active ainsi que les retraités, etc.

Chaque citoyen doit prendre conscience qu’il participe à une dynamique collective, présente et future et qu’il a le devoir d’agir en toute circonstance.

Les devoirs

L’ éco-citoyen trie ses déchets, économise l’énergie, consomme de façon responsable,protège la nature. Il s’informe sur les bonnes pratiques à accomplir, sensibilise son entourage aux éco-gestes et essaie de faire évoluer les mentalités et de faire changer les comportements.

II. QUELLES SONT LES DROITS D’UN ÉCO-CITOYEN ?

2.1. Le droit à un environnement sain

Si on aborde la question d’un droit de l’homme à un environnement sain, son devoir envers son environnement doit être bien compris, ce qui n’est pas souvent le cas. Pourtant, bien que le concept d’ éco-citoyenneté ne soit pas bien connu dans nos contrées ou que son usage est peu courant dans nos langages, il a néanmoins un fondement juridique dans notre pays. En effet, la Nouvelle Constitution (08 Novembre 2016) en son article 27  affirme que « Le droit à un environnement sain est reconnu à tous sur l’ensemble du territoire national.

En outre, nous savons que tout citoyen a le droit d’initier une action ou d’adhérer à une action collective sous forme de pétition contre des actes :

– lésant le patrimoine public ;
– lésant les intérêts des communautés sociales ;
– portant atteinte à l’environnement ou au patrimoine culturel ou historique.

2.2. Le droit à une éducation environnementale

L’ éco-citoyenneté étant un état d’être, un comportement, il en découle que chaque individu a le droit de comprendre et d’agir en fonction de son milieu de vie. Ces capacités individuelles ou collectives même si elles existent, sont souvent en deçà de ce qui peut être fait, si bien qu’il faut faire recours à l’éducation pour développer le maximum de connaissances des acteurs.

En effet, le droit au savoir pour mieux se comporter et préserver l’environnement peut s’obtenir à travers l’éducation relative à l’environnement qui est le processus par lequel les individus et les groupes sociaux acquièrent les connaissances, les compétences ainsi que l’état d’esprit de mener des actions responsables pour protéger ou réparer leur environnement.

A travers des formations, des éditions de supports pédagogiques et de sensibilisation du public, etc., nous pouvons élargir l’impact de l’ éco-citoyenneté au maximum, susciter des types de comportement et des modes de vie respectueux de l’environnement et partant, cultiver une éthique de l’environnement. A l’évidence, si la citoyenneté donne des droits, elle crée des devoirs envers l’Etat et envers les autres citoyens.

L’ éco-citoyenneté n’est pas un concept idéologique. Il s’agit plus d’une finalité à poursuivre que d’une simple approche. C’est en cela que l’ éco-citoyenneté doit viser à faire comprendre au citoyen les enjeux économiques qui l’entourent, surtout dans le contexte de la lutte contre la pauvreté. Pour que les populations y adhèrent, il faudrait que des solutions concrètent (mesures compensatrices en substitution de leurs activités néfastes à l’environnement) leur soient proposées pour vaincre cette pauvreté. Cependant, ceux qui doivent accompagner ces populations se posent toujours la question de savoir quelles actions entreprendre et avec quels moyens.

Pour favoriser le développement de l’ éco-citoyenneté, il conviendrait alors de soutenir les différents acteurs. Pour ce faire, les institutions qu’ elles soient régionales ou internationales, peuvent développer des partenariats pour l’accompagnement technique et financier aux différents niveaux. Mieux quels sont les responsabilités de ces acteurs vis a vis des éco citoyens?

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