L’ éco-citoyenneté: Nos droits et nos devoirs (partie 2)

L’ éco-citoyenneté (éco= écologie et de citoyenneté, est la conscience écologique d’appartenir à un environnement (terre, continent, ou pays selon l’échelle) qui garantit son existence, ce qui implique pour lui des droits et des devoirs par rapport à un territoire. Par exemple : un éco citoyen lambda  a le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour conserver cet environnement sain. Chaque éco citoyen a les moyens d’assurer un développement durable par ses actions quotidiennes ou d’en défendre l’idée auprès des autorités (vote, pétitions… etc). 

C’est justement “la reconnaissance généralisée de l’importance que revêtent les questions environnementales, doublée de mécanismes favorisant toujours plus la participation du citoyen aux choses de la cité qui ont fait apparaître le concept d’ éco-citoyenneté, …”, vers les années 1970. Ce concept a été généralisé depuis la conférence de Rio de Janeiro en 1992.

Il faut savoir que l’écocitoyenneté vise à favoriser la réalisation du droit de tout Homme à un environnement sain et que la réalisation de ce droit est une affaire de tous les citoyens. Ce qui suppose un comportement responsable du citoyen et un comportement collectif favorable à la préservation de l’environnement et au développement durable.

Les devoirs

L’ éco-citoyen trie ses déchets, économise l’énergie,  consomme de façon responsable,protège la nature. Il s’informe sur les bonnes pratiques à accomplir, sensibilise son entourage aux éco-gestes et essaie de faire évoluer les mentalités et de faire changer les comportements.

Ainsi, la « sensibilisation » à l’environnement et au développement durable qui ne contribue pas à la prise de conscience des individus de leur relation sociale à l’environnement. La citoyenneté manifeste aussi la possibilité pour les citoyens d’agir sur la décision publique, à travers leurs représentants. Dans les sociétés ouvertes, les décisions en matière d’environnement sont difficilement appréhendables tant les acteurs sont multiples et les « représentants » des éco-citoyens n’ont pas de réalité homogénitale. L’ éco citoyen a des droits et des devoirs envers son environnement.

1.1 RESPONSABILITÉS DES INSTITUTIONS NATIONALES

Le principe de responsabilité engage les personnes et les collectivités quant à leurs impacts sur l’environnement. Cependant, même s’il est reconnu que l’écocitoyenneté doit reposer sur l’individu, cela ne doit pas pousser les autorités publiques et même les décideurs privés à se décharger de leur propre responsabilité.

En effet, les institutions nationales ont la responsabilité d’aider les individus et les groupes sociaux à prendre conscience de l’environnement global et des problèmes qui peuvent survenir en cas de mauvaise gestion. Un effort permanent d’information et surtout de formation des populations leur incombe.

1.1.2 CONTRAT SOCIAL ENVIRONNEMENTAL

Nous empruntons les terres des futures générations. Chaque citoyen est alors engagé de façon involontaire dans un contrat social qu’il est tenu d’honorer.

Il faut forger une responsabilité sur les jeunes générations et celles à venir. Cependant, il faut aussi agir afin de réorienter les pratiques environnementales actuelles des adultes. Cela voudrait dire qu’il faut agir sur les adultes également afin d’agir immédiatement sur toutes les couches de la population.

Notre environnement, c’est-à-dire notre milieu de vie quotidienne (l’école, la maison, le service, les lieux de loisirs), est constitué des composantes humaines, socioculturelles, technologiques, historiques, etc., si bien que la responsabilité que nous avons vis-à-vis de l’environnement va concerner notre relation avec autrui, les générations futures et la nature.

1.2 QUELS SONT LES RISQUES ET ESPOIRS

Risques de la survie de l’espèce humaine si nous continuons ; espoir, si nous changeons de comportement !

Si l’écocitoyenneté est un comportement positif du citoyen conscient de la nécessité de satisfaire ses besoins sans mettre en danger l’environnement, elle trouve son fondement théorique dans l’idée que l’environnement et les ressources naturelles sont fragiles et ne sont pas inépuisables et parfois non renouvelables ou irréversibles et que le mauvais comportement de l’individu peut contribuer à les dégrader. Nous courons donc des risques (catastrophes naturelles, réchauffement de la terre, pollutions, désertification, dégradation de la diversité biologique, apparition de nouvelles maladies, etc.) si toute l’espèce humaine ne prend pas conscience et ne change pas de comportement vis-à-vis de l’environnement. Dans ce sens tout le monde doit savoir que l’environnement est un bien commun, un patrimoine fragile qu’il convient de protéger, sinon les risques seront difficiles à corriger.

Toutefois, il y a toujours de l’espoir si nous changeons. Avec l’adoption d’une attitude écocitoyenne notamment, nous pourrons inverser la tendance à la dégradation et espérer un lendemain meilleur, pour tous.

1.3. RÔLES ECO-CITOYENS DE CHAQUE ACTEUR

Si l’ éco-citoyenneté est la manière de penser, de se comporter et d’agir en faveur de la gestion durable des ressources naturelles et de l’amélioration du cadre de vie, sa mise en œuvre consiste donc à mener des actions publiques favorables à l’émergence, la mise en œuvre et l’accomplissement de la volonté et de la responsabilité individuelles citoyennes en matière d’environnement. Quels rôles alors chaque acteur peut-il et doit-il jouer, en fonction de la catégorie où il se situe : individus, communautés, institutions nationales, institutions régionales et internationales ?

1.3.1. Les Acteurs de l’éducation environnementale

Pour la prise de conscience du public, des actions simples d’accompagnement peuvent être mises en place aux différents niveaux pour le citoyen. A ce titre, on peut retenir la sensibilisation du milieu scolaire formel ou informel : en tant que futurs citoyens, les enfants constituent les relais de sensibilisation primordiaux au sein des familles. Ainsi, les parents éco-citoyens sont les premiers éducateurs en matière de protection de l’environnement. La formation éco-citoyenne en milieu informel ou non informel est primordiale, cependant, il faut faire appel à la communication sous toutes ses formes pour accompagner ce système éducatif si on souhaite agir largement et rapidement. Dans ce sens, les divers supports d’information doivent permettre de mobiliser un plus grand nombre de citoyens, des plus jeunes au plus âgés.

Cela peut passer par la vulgarisation de l’information environnementale, comme les informations météos, les magasines santé, les chroniques et reportages sur l’environnement,…

L’information et la communication constituent des outils et moyens à même de forger l’écocitoyenneté. Alors les organes de presse (presse écrite, les radios publiques et privées, les chaînes de télévisions, les supports didactiques et spots publicitaires, les canaux traditionnels de communication) doivent être mis à contribution continuellement.

1.3.2. Les actions communes et individuelles

J’appartiens à un milieu social donné, dans quelles actions collectives spécifiques je peux m’engager pour prouver mon éco-citoyenneté ?

3.5.3. Les communautés et organisations de la société

3.5.4. Les institutions nationales

Elles ont également pour rôle la réorientation des comportements, des manières de faire afin que tout le monde comprenne les bases sur lesquelles se construit l’ éco-citoyenneté.

Présidents d’institutions, Membres du Gouvernement, Députés et Elus locaux, techniciens des services, devraient être tous individuellement des éco-citoyens. Quels rôles peuvent-ils alors jouer de par leurs fonctions ou la place qu’ils occupent pour prouver leur éco-citoyenneté ?

3.5.5. Les institutions au plan international

Les partenaires techniques et financiers ont principalement un rôle d’accompagnateur à jouer.

3.6. ACTION PUBLIQUE D’ACCOMPAGNEMENT

L’implication et la responsabilisation des acteurs ci-dessus cités va sans nulle doute nécessiter un accompagnement un accompagnement du pouvoir public surtout. Quel type d’accompagnement et à quel niveau (lieu).

Le tableau ci-après indique à titre d’exemple, les domaines de compétences de certaines structures dans le cadre de l’ éco-citoyenneté.

La problématique de l’environnement urbain porte sur la gestion des déchets solides, liquides et gazeux en somme des pollutions et nuisances diverses, aggravées par des désagréments tels l’indiscipline vis à vis de l’ environnement dans les villes, l’insalubrité, la prolifération des moustiques, etc.

les problèmes spécifiques aux villes africaines qui connaissent presque toutes, une croissance démographique accélérée, engendrant ainsi des problèmes environnementaux significatifs en milieu urbain. En Côte d’Ivoire, cette croissance est de l’ordre de  2,5% de variation annuelle (2016). Et une grande partie de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, est à la quête permanente de bien-être.

En effet, l’aspect général du cadre de vie de nos villes et espaces périphériques, toujours jonchés de déchets de toutes sortes, montre que nos populations sont encore très peu sensibles et peu soucieuses aux problèmes environnementaux, à la gestion des déchets et bien d’autres questions spécifiques à l’environnement. Les raisons de ces comportements peuvent être les suivantes :

les questions relatives à l’environnement, sont considérées comme nouvelles et non prioritaires ;
• les populations sont sous informées par rapport aux questions environnementales et ne sont pas assez sensibilisées aux initiatives en matière de gestion de l’environnement ;
• les populations ne sont pas assez conscientes du fait que les problèmes environnementaux aujourd’hui, affecteront davantage leur vie actuelle et celle des générations à venir.

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